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Régence (voir nos articles de
style Régence)
Si, de 1700 à 1730, les formes des meubles subissent des
modifications plus subtiles que révolutionnaires, elle
apportent à la vie pratique plus de confort, et à l'œil plus
d'élégance et de douceur.

La Régence ne constitue pas un style pur, mais un style de
transition ; il ne faut donc pas s'étonner de rencontrer
dans un même meuble certains éléments tout à fait
conservateurs et d'autres éléments déjà précurseurs : bien
souvent les bronzes suffisent à eux seuls à transformer un
meubles Louis XIV en un meuble Régence. L'originalité des
bronzes Régence réside dans le fait qu'utilisés dans un but
fonctionnel, ils n'en demeurent pas moins décoratifs.
Les matériaux et les techniques. Le chêne est employé pour
les beaux meubles tandis que le sapin et le peuplier sont
réservés pour les meubles courants. Le hêtre, le noyer, les
bois fruitiers et le tilleul servent surtout à la
fabrication des sièges. L'ébène devient moins fréquente.
Le bois naturel décoré d'une fine ornementation revient à la
mode, mais le bois décoré demeure en vogue pour les
consoles, les sièges d'apparat et les encadrements.
Le bois massif, apprécié au début du XVIIe siècle, est de
plus en plus utilisé.
Le placage uni se généralise. Le plus prisé sous la Régence
est en bois de violette (palissandre) avec des effets de
frisage.
La marqueterie de bois de couleur se détache sur l'ébène et
utilise des dessins géométriques. La marqueterie d'écaille
et d'étain, utilisée par les fils de Boulle, n'est plus
appréciée que par quelques rare amateurs, mais elle gardera
pendant tout le XVIIIe siècle la même faveur discrète.
Le bronze. Doré au mercure ou parfois vernis en couleur
d'or, le bronze est très employé ; il cerne le plateau des
meubles, il consolide l'encadrement des tiroirs dont les «
mains » ou poignées facilitent l'ouverture. Il protège les
pieds des – c'est l'apparition des sabots – il adoucit les
angles à leur naissance – c'est le début des « espagnolettes
».
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