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Napoléon III (voir nos articles de
style Napoléon III)
La prolifération des formes, l'imitation permanente des
styles précédents, la création incessante de petits meubles
aux usages nouveaux rendent impossible un recensement
complet du mobilier de cette époque.
Les matériaux et les techniques. Les ébénistes de l'époque
n'innovent guère dans ces deux domaines : ils confirment la
double tendance de l'époque précédente à l'emploi des bois
foncé et à la mécanisation des techniques.
Les bois : presque tous les bois d'ébénisterie sont employé
pendant cette période. Quelques-uns cependant connaissent
une faveur particulière. L'ébène est utilisé aussi bien pour
les meubles d'inspiration Renaissance ou Louis XV que pour
les imitations de Boulle ; le pitchpin, bois jaune à veines
rougeâtres, que l'on commence à importer en grosses
quantités d'Amérique du Nord, est le moins cher des bois
exotiques ; le poirier noirci, le noyer, le bois de rose et
le palissandre sont également très appréciés ; toutefois, le
bois laqué noir connaît la vogue la plus durable : il est
surtout adopté pour les petits meubles à incrustations ou à
décors peints.
Le papier mâché : ce matériau, inventé et mis à la mode par
les Anglais au début du siècle, est fabriqué en France à
partir de 1850. C'est un composé de pâte à papier et de
colle forte. Il n'est ni taillé ni découpé mais moulé : ce
qui permet la fabrication en série. Souvent incrusté de
nacre, il est utilisé pour les sièges, les guéridons et
quelques petits meubles. Sa fragilité explique sa rareté de
nos jours.
Le papier cuir ou cuir bouilli (cuir de vache cuit dans de
l'eau jusqu'à ce qu'il durcisse), se rapproche sensiblement
du papier mâché.
Le bronze doré : les progrès de la technique permettent d'en
abaisser considérablement le prix de revient. Le bronze doré
n'est plus seulement utilisé dans l'ornementation mais
également pour la fabrication de certains meubles (tables,
bibliothèques, lits…). Il prend souvent l'apparence du
bambou.
La fonte : ce matériau industriel que l'on commence à
produire à bas prix fait son apparition dans l'ameublement.
On l'emploie pour de grands meubles d'apparat et, en
particulier, pour les canapés, les lits et les piétements de
certains guéridons.
Les techniques. L'utilisation des machines-outils se
généralise et s'applique à toutes les techniques artisanales
: moulurage, placage, tournage, marqueterie…
De nombreux meubles sont fabriqués à la chaîne, par éléments
(montants, pieds, traverses, plateaux, ornementation).
Toutefois, la qualité de la production de cette époque
demeure encore dans l'ensemble d'un haut niveau. En outre,
certains ébénistes, fournisseurs de la cour impériale,
maintiennent les traditions de l'ébénisterie de luxe : les
frères Grohé, Henri Fourdinois, Maxime Charon, Alphonse
Giroux, Jeanselme sont parmi les signatures les plus «
prisées » de cette période.
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