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Directoire (voir nos articles de
style Directoire)
La situation économique, qui est trouble, réagit directement
sur l'exécution des meubles Directoire. Le dépouillement des
meubles, que nous avons vu s'amorcer à la fin du règne de
Louis XVI à la suite de l'engouement pour l'art grec, ne
fait que s'accentuer. La disparition de ébénistes oblige les
fabricants du faubourg Saint-Antoine à simplifier les formes
et les matériaux : les meubles restent de structure Louis
XVI, leurs expressions sont peu variées, il n'y a aucune
innovation spectaculaire.
Elégants et gracieux, imprégnés de réminiscences antiques,
ces meubles annoncent l'Empire sans en avoir la lourdeur et
la splendeur.
Les matériaux et les techniques. Le meubles sont le plus
souvent en bois massif : orme, noyer, bois fruitiers et
hêtre. Seuls les meubles de luxe sont en acajou massif et
sculpté, ou en placage d'acajou.
Les meubles peints, en hêtre, sont très fréquents (gris,
blanc, vert d'eau, tilleul) ; leurs motifs sculptés sont
rehaussés d'un ton contrasté, souvent en camaïeu à la façon
pompéienne.
On pratique à nouveau des incrustations d'ébène, de
citronnier, parfois de cuivre et de nacre, si chères au
XVIIIe siècle, mais sur les meubles peints, de simples
filets de couleur imitent ces incrustations.
La marqueterie est presque totalement supprimée en raison du
manque de main-d'œuvre et de l'appauvrissement général.
Le bronze, réservé aux très beaux meubles, devient rare. Le
grand ciseleur Gouthière exécute des pièces très belles en
s'inspirant des lignes gréco-romaines.
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